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Étude sur la littératie financière chez les jeunes


Conclusions

Les jeunes Canadiens ont généralement accès à des services bancaires, avec plus de huit sur dix qui possèdent un compte chèques (bien que cette proportion chute sous les 70 % chez ceux qui possèdent moins qu'une scolarité de niveau secondaire) et seulement cinq pour cent qui ne sont titulaires ni d'un compte chèques ni d'un compte d'épargne. Il est intéressant de noter qu'il y a une aussi grande proportion de jeunes Canadiens qui sont titulaires d'une carte de crédit (72 %) que d'un compte d'épargne (74 %). Cela n'est toutefois guère surprenant, puisqu'il est maintenant beaucoup plus facile aux étudiants (et aux jeunes en général) de se procurer une carte de crédit que cela ne l'était par le passé.

En ce qui a trait à l'utilisation des services bancaires, les jeunes Canadiens sont bien engagés dans l'ère numérique — les opérations bancaires en ligne sont la méthode qu'ils préfèrent pour effectuer leurs opérations bancaires ou financières quotidiennes et plus de sept sur dix ont fait au moins un achat en ligne au cours des 12 derniers mois. Cependant, tout indique qu'il existe un fossé numérique dans le domaine financier qui est fondé sur le niveau de scolarité. Chez les jeunes Canadiens qui n'ont pas terminé leurs études secondaires, les GAB sont utilisés de préférence aux opérations bancaires en ligne et la moitié d'entre eux ont effectué un achat en ligne au cours de la dernière année.

L'utilisation « d'autres » services financiers (tels que ceux des encaisseurs de chèques, des prêteurs sur salaire et des prêteurs sur gages) est généralement faible, mais elle est plus répandue dans certains segments de la population des jeunes. Ce qui est le plus notable, c'est qu'environ un sur six de ceux qui assument la responsabilité d'un enfant ont fait appel aux services d'encaisseurs de chèques (16 %) ou de prêteurs sur salaire (15 %) au cours de la dernière année. La rapidité du processus est ce qui rend ces services tout particulièrement attrayants.

La majorité des jeunes Canadiens sont seuls responsables de la gestion de leurs finances personnelles et la plupart rapportent des habitudes qui sont financièrement responsables. Les deux tiers établissent un budget mensuel (même si la plupart d'entre eux ne le respectent pas toujours) et sept sur dix mettent de l'argent de côté pour l'avenir (même si seulement la moitié de ce nombre le fait régulièrement). La plupart des jeunes Canadiens croient posséder au moins une assez bonne compréhension des questions en matière de finances personnelles et la plupart pensent bien s'acquitter de la tâche de gérer leur argent. Dans l'ensemble, ceux qui qualifient de la façon la plus positive leur niveau de connaissances et leurs habiletés dans le domaine des questions financières affichent les comportements les plus responsables au plan financier. Cependant, il est bon de noter que ce groupe a aussi plus tendance que d'autres à avoir fait appel à « d'autres » types (à taux intérêt élevé) de services financiers.

La plupart des jeunes Canadiens ont accumulé des dettes — six sur dix rapportent avoir l'une ou l'autre forme de dettes, avec plus du tiers de ce groupe ayant accumulé une dette totalisant 10 000 $ ou plus. Le type de dette le plus fréquemment rapporté, de loin, est le solde à payer sur une carte de crédit, suivi des prêts d'études. Le coût des intérêts de cette dette peut représenter un important fardeau financier chez les jeunes Canadiens; ce qui peut en partie expliquer pourquoi près de quatre jeunes Canadiens sur dix n'ont pas eu assez d'argent au cours d'un mois pour respecter leurs obligations financières au moins une fois au cours des 12 derniers mois.

Seulement un jeune Canadien sur quatre rapporte avoir reçu quelque cours ou formation que ce soit en matière de finances personnelles, la plupart mentionnant que cette formation a été reçue pendant leurs études postsecondaires. Il existe un niveau d'intérêt élevé à recevoir de la formation sur les questions de finances personnelles, en particulier dans le domaine de l'établissement d'un budget.

Il s'avérerait utile de réaliser une recherche auprès de la population générale des 30 ans et plus, afin d'identifier exactement de quelle façon les attitudes et les habitudes dans le domaine des questions financières, de même que la littératie financière au sens large, sont différentes chez les jeunes, comparativement aux Canadiens plus âgés.



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